
Education L’éducation était très négligée par l’Etat haïtien pendant une longue période allant de l’occupation américaine jusqu’aux dernières années où les réformes éducatives étaient devenues une priorité pour les autorités du Ministère de l’Education. Le système éducatif à Gressier était symbolisé par la Ferme Ecole de Gressier. C’était une école à vocation agricole administrée par le Département de l’Agriculture. Ainsi les élèves apprenaient à lire et à écrire mais surtout apprenaient les techniques de plantation et d’élevage. L’école comprenait une section réservée pour les jeunes filles où elles faisaient la couture et apprenaient les techniques ménagères. Avec l’augmentation de la population à âge scolaire, l’école a évolué pour devenir une école primaire sous la tutelle du Ministère de l’Education. C’est alors qu’on commençait à préparer les élèves pour aller aux examens de certificat d’études primaires. Les élèves devaient se rendre à Léogane pour aller subir les examens de fin d’études primaires. La négligence des autorités haïtiennes vis à vis de l’éducation à Gressier est caractérisée par l’absence d’une représentation du Ministère de l’Education Nationale dans la commune de Gressier. L’école était complètement détruite par le poids des ans au point où les élèves devaient aller chez eux à chaque fois qu’il pleuvait. Devant ce triste constat, l’association CAGH (Comité pour l’Avancement de Gressier-Haïti) avait entrepris des démarches pour la reconstruction de l’école. Les démarches n’ont pas abouti aux résultats escomptés. CAGH a dû participer avec l’aide d’un organisme étranger à la construction d’un nouveau bâtiment pour abriter les élèves en cas de pluie. Cette situation déplorable a persisté pendant longtemps malgré la croissance de la population scolaire. Entretemps les églises et autres particuliers ont crée des écoles pour desservir cette population. Une école des Mères avait pris naissance sous l’initiative du Curé d’alors. Mais cette école n’a pas pu durer longtemps par faute de moyens financiers et du manque de personnel éducatif local. Il a fallu l’arrivée d’un jeune Curé dynamique qui a rénové cette école par l’innovation d’un système d’éducation plus rationnelle. Pour arriver à cette fin, Père Max, en tant qu’éducateur, a opté pour une éducation de qualité et de proximité sur la base de la pédagogie moderne .C’est ainsi, dans son projet sur l’éducation, il a établi un nouveau modèle d’application : EFA/CAP qui signifie Ecole Fondamentale d’Application/ EFA, et Centre d’Application/ CAP. C’est une école qui inclut dans sa structure, un centre pédagogique permettant aux enseignants de recevoir à chaque fin de semaine couvrant toute l’année académique, des enseignements pédagogiques et didactiques les habilitant à mieux enseigner et interpréter les cours. EFA est une école d’application qui a trois niveaux fondamentaux, un premier cycle, un deuxième cycle et un troisième cycle. Elle a également un niveau secondaire. 
Père Max DeLamour est le curé de la paroisse de Gressier. Dès son arrivée , dit-il, son ambition est de se rendre utile à cette commune qui possède de si grandes potentialités. Il a encouragé les jeunes à prendre conscience vis à-vis de leur commune en leur faisant comprendre que Gressier représente le portail du Grand Sud, incluant , le Sud-Est ,les Nippes, et la Grande- Anse. Par sa position géographique, il pense que Gressier mérite une meilleure prise en charge. Les citoyens et citoyennes de cette commune devraient avoir la possibilité de jouir de ces potentialités non seulement pour répondre à certaines normes sociales, mais aussi pour prouver leur capacité dans la gestion des affaires publiques.
Dans cette même perspective, Père Max, prévoit d’y insérer une école professionnelle pour pallier aux difficultés des jeunes qui sont obligés d’aller jusqu'à Port-au-Prince pour apprendre un métier. Cette pensée d’éducation professionnelle pour les jeunes rejoint celle de CAGH, CADGH, et COLIDEG qui ont uni leurs efforts pour construire le centre de développement où seront dispensés les cours d’ordinateur, de menuiserie, de maçonnerie, d’électricité, et de plomberie.
C’est dans cette optique que Père Max s’engage avec l’appui de la société civile de mener cette bataille de rénovation pour permettre aux jeunes de jouir de leur droit fondamental, celui de l’éducation pour tous sans exclusion. Il a fondé une association AGIR (Action Gressiéroise pour les Initiatives Réelles) qui a entrepris des démarches pour la construction de l’école de Gressier qui a été inaugurée le 10 Octobre 2008. C’est une victoire sur l’oubli et l’abandon remportée par les membres d’AGIR. Cette école représente une première étape vers la construction d’un Lycée national de Gressier.